Bilan des films vus a Cannes #1
Tout d'abord, je tiens à le dire : Mon programme est impossible à tenir.
Ce n'est pas la volonté qui manque (loin de là !!) mais il se trouve qu'il y a
énormément d'attente entre les films si l'on veut avoir une place. Et puis,
impossible de rester dans la salle entre les séances, il faut ressortir et
refaire la queue. Et à tout les coups il y a déjà 800m quand on sort. Difficile
d'enchainer les séances dans ces conditions... Et si l'on ajoute à cela la
rareté des transports qui relient La Bocca à Cannes, voire la quasi-inexistence
après une certaine heure...
Si l'on arrive à voir 3 films par jour, on peut s'estimer déjà très
heureux !!
- Kiss of the spiderwoman - Hector Babenco (Cannes
Classics)





Projeté en présence de l'équipe du film, j'ai donc vu Le baiser de la
femme araignée, un film culte que je ne connaissais pas. Il raconte
l'histoire de deux compagnons de cellule, l'un étant un prisonnier politique,
et l'autre une "grande folle".
A la fois très drôle, et triste, Kiss of the spiderwoman est
un petit bijou du cinéma. Un plaisir à regarder.
- Rizhao Chongqing - Wang Xiaoshuai (Compétition
Officielle)





Chongqing Blues raconte l'histoire d'un père qui tente de comprendre les évènements qui ont menés à la mort de son fils qu'il n'avait pas vu depuis de nombreuses années. Malgré une histoire intéressante, le film souffre tout de même de quelques longueurs.
- Balibo - Robert Connolly (Cinéma des Antipodes)





C'est un peu par hasard que je suis allé voir ce film, puisque je voulais au départ voir Tournée de Amalric. J'avoue ne pas avoir été déçu par ce film qui ne sortira probablement (et malheureusement !) jamais en France. Nous sommes plongés au cœur du conflit où l'Indonésie tente d'annexer le Timor Oriental. Au milieu des massacres de nombreux habitants du Timor, des journalistes Australiens qui tentent de montrer au monde la situation se passant à huit clos se font assassiner. Le film nous donne vraiment l'impression d'être en plein milieu du conflit, d'autant plus que c'est un film historique. Film très touchant. Une très bonne surprise donc !
- L'étrange affaire Angélica - Manoel De Oliveira (Un Certain
Regard)





Étrange, c'est son titre. Tellement étrange que je n'arrive pas à le
décrire... Même le synopsis ne dit pas grand chose.
Un homme est chargé de photographier une jeune fille décédée. Celle-ci commence
alors à lui apparaître...
Non, ce n'est pas un film de fantôme. Difficile de mettre des mots sur
ce film en fait. Il faut juste le voir.
- The Housemaid - Im Sangsoo (Compétition Officielle)





Un homme entretient une relation adultère avec la nourrice de ses enfants,
jusqu'à ce que celle-ci tombe enceinte. The Housemaid est un remake,
mais dont la réalisation est impeccable. Le film nous tient en haleine, le
personnage de la servante qui pète une durite de temps en temps permet de
donner du peps au film, et Im Sangsoo est un sacré coquin
!
J'avais aimé The President's Last Bang, et j'ai également apprécié
The Housemaid. Un très bon film !
- Chatroom - Hideo Nakata (Un Certain Regard)





Des adolescents tchattent sur internet. L'un d'eux, William, crée un salon
de tchat où il mène au suicide d'autres personnes.
Dans Chatroom, les salons de tchat sont filmé comme des chambres
personnalisés où les personnes parlent entre-elles.
Il est toujours délicat de vouloir filmer l'univers virtuel sans virer dans la
science fiction, et Hideo Nakata s'en est plutôt bien sorti. Cependant, il
livre là un scénario qui semble destiner ce film plutôt à des adolescents.
Je n'ai pas vraiment accroché en tout cas...
Commentaires archivés
wah la classe, tu fais même de la competition officielle ! les journalistes t'ont pris en photos quand tu montais les marches ? (te confondant peut-être avec la star du film oustykiszistanais du jour ?)
"Kiss of the spiderwoman" a un titre de comics mais ce n'est visiblement pas du tout ça... pourquoi est-ce culte ?
Phil Siné > En fait je n'ai vu que Chongqing Blues (Rizhao Chongqing) au Palais de festivals. Et les journalistes ne sont pas dupes puisque nous montons les marches avant l'équipe du film. On les remarque tout de suite
William Hurt a obtenu un Oscar et un prix d'interprétation pour sa performance dans Le baiser de la femme-araignée. Il faut dire qu'il y joue un rôle d'homosexuel en prison assez extraverti mais touchant. Le film est drôle mais derrière ce personnage comique le film est en fait une véritable tragédie.
Puis si le film était à Cannes Classics avec Boudu sauvé des eaux, où La bataille du rail, c'est bien que c'est culte
Chatroom me tentait pas trop quand j'ai vu la B.A. Ta critique ne fait que renforcer ma première impression.
2flicsamiami > En fait, Nakata représente les salles de chat comme des pièces personnalisées où les gens, généralement assis en cercle sur une chaise, discutent.
Je trouve le parti-pris de représenter le virtuel par la réalité plutôt intéressant, mais plus le film évolue, plus on a l'impression de regarder un film Disney Channel malgré le fait que l'histoire soit assez sombre.
Le film à sa part d'originalité tant dans le thème abordé, que dans la forme. Dommage que les personnages soient trop "cliché" et qu'il y ait certaines scènes pas crédibles du tout.
Mais c'est plus l'esthétique du film à proprement parlé qui ne me branchait pas. Le thème, au contraire, avait l'air intéressant.